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UCHAUX A TRAVERS LES AGES...


Il ne fait guère de doute que le terroir d’Uchaux tout comme ses alentours, ait connu une occupation dès l’époque préhistorique, puis que les Ligures et les Celtes y aient établi des peuplades, et que les Phocéens remontant le Rhône s’y soient attardés. Mais les traces laissées par ces lointaines époques sont trop rares pour que l’on puisse en tirer des conclusions objectives sur l’occupation du territoire communal.

Il faut attendre la période romaine et les vestiges trouvés le long de la Via Agrippa, qui reliait Lyon à Arles et que le tracé de la D11 actuelle suit en partie, pour attester de peuplements, au nord, à l’emplacement des Farjons, autour de l’oppidum du Castellas et dans la plaine fertile au sud de la Galle. C’est sans doute à cette époque qu’il faut rattacher l’étymologie du nom de la commune, OCTAVIS, même si celui-ci n’apparaît pour la première fois par écrit qu’au XII ème siècle. S’agit-il de la trace d’une huitième borne milliaire ou la référence à une terre où chacun aurait été imposé sur la base du huitième de ses revenus ?
Les historiens formulent en outre d’autres hypothèses sur l’étymologie du nom d’Uchaux.
Les premiers occupants du terroir pratiquaient les cultures traditionnelles de la région, vigne et oliviers, et l’élevage dans les zones humides.

Toute la période du Haut Moyen Age reste obscure .Un texte fait pourtant mention d’une église Saint Michel sur le Castellas. On peut penser qu’elle n’était pas isolée sur son oppidum et que des habitations autour devaient constituer une seigneurie dont nous ne savons rien.
Il faut attendre le 14 Juillet 1210 pour voir cette seigneurie expressément mentionnée dans un accord entre Raymond de Toulouse et Guillaume des Baux, Prince d’Orange par lequel le fief d’Uchaux est concédé à ce dernier. A partir de ce moment là, on suit un peu mieux son histoire à travers celle de la baronnie de Sérignan dont Uchaux fait partie. Elle passera successivement de la Maison des Baux à la Maison de Poitiers, puis aux De La Marck et à la famille d’Egmont.

Les XIV et XV ème siècles sont sombres pour Uchaux qui semble tomber dans l’oubli. La crise économique, la Guerre de Cent ans, de grandes épidémies, marquent le village comme toute la région. L’abandon de l’ancienne Via Agrippa comme voie principale de communication accentue son isolement.

C’est entre le XV et le XVIIème siècle que la configuration de la commune prend les caractères que nous lui connaissons aujourd’hui. Le site du Castellas ne se justifie plus comme position stratégique et se vide de ses habitants. Comme partout en Provence, l’habitat quitte les lieux escarpés pour descendre dans la plaine. Mais ici, au lieu de se regrouper, il se disperse le long des combes. On trouve pour la première fois mention officielle de la seigneurie de Hauteville, qui existait sans doute bien antérieurement et qui deviendra par la suite possession de la famille de Massillan. Les hameaux de La Mastre et de Hauteville se développent. Le lieu dit Uchaux, (sans doute la colline du Castellas), est progressivement abandonné .Apparaissent alors les noms des hameaux des Farjons et de la Galle.

A l’époque de la Révolution, le hameau de Hauteville semble jouer un rôle prépondérant, puisqu’il est mentionné comme chef-lieu d’Uchaux et que s’y tenaient des réunions du conseil de commune.

C’est le 7 août 1790 que le conseil général de commune élit son premier maire : Jean Faure.

Durant tout le XIXème, déclarations de soutien et serments de fidélité ne manqueront pas de se manifester aux Rois, Empereurs ou Républiques au gré des changements de régimes.
Toute la seconde moitie du XIXème siècle est marquée par les mésententes qui mettent aux prises les habitants de la Galle et ceux des Farjons au sujet des paroisses aussi bien que des chemins communaux.
Au fil du temps, le terroir a conservé sa vocation rurale. La population est essentiellement agricole et vit repliée sur elle-même de ses productions. A côté de la vigne, les cultures céréalières mais aussi la garance et la betterave à sucre se sont développées dans la plaine.La sériciculture connait aussi son heure de gloire. Uchaux reste à l’écart des grands chantiers industriels mais des moulins à farine, et de nombreux fours à chaux prospèrent cependant sur son territoire.La population s’accroît lentement pour atteindre 700 habitants en 1856. Cent ans plus tard, pourtant, elle aura diminué de moitié.

Comme toutes les communes françaises, Uchaux paiera un lourd tribut aux conflits du siècle suivant. Dix huit de ses enfants ne sont pas revenus de la Grande Guerre alors que six prisonniers passeront cinq ans en captivité lors de la seconde guerre mondiale.Un petit groupe de maquisards résista dans les bois au nord du Moulinas. Le village ne fut pas occupé, seules les plus importantes demeures de la commune, à Saint Estève et Massillan virent passer des troupes étrangères au gré de leurs déplacements. Les populations furent réquisitionnées pour aménager des pistes d’envol au hameau de la Comtesse qui ne seront d’ailleurs jamais utilisées.. Le village fut libéré le 24 août 1944.

L’après guerre verra l’essor de la culture de la vigne et la volonté des domaines de s’orienter vers la production de vins de grande qualité. Dans le même temps, les céréales et les cultures fourragères reculent au profit du maraîchage dans lequel dominent le melon et la tomate.

Le dernier quart du XXème siècle amène une véritable explosion démographique, la population a presque quadruplé en 30 ans.
Travaux d’urbanisation, constructions diverses permettent de faire face à ce développement et aux besoins des nouveaux habitants dont les résidences isolées ou en lotissements couvrent les collines boisées. Le hameau de la Galle où sont concentrés les services publics et les commerces s’impose comme le cœur de la commune. L’agriculture change de nouveau de visage. L’essor de la viticulture se confirme. En 2004, le savoir faire des viticulteurs est reconnu avec l’attribution pour les vins rouges de certains terroirs de l’appellation "AOC Village Massif d’Uchaux". La plaine s’oriente vers les cultures industrielles, maïs, tournesols, blés durs, tomates de conserve et les agriculteurs ne représentent plus l’essentiel de la population dont une grande partie, occupe de nos jours, des emplois à l’extérieur de la commune.

Les amoureux de notre beau village, désireux d’en savoir plus, pourront utilement se référer à l’ouvrage " Grande et petite histoire de Sérignan et d’Uchaux " de Francis Raymond, Claudine Ménard et Georges Ducord, édité par les amis de Sérignan et Uchaux, ou " Uchaux d’hier et d’aujourd’hui " paru en mai 2008 et édité par la même association.
( En vente à la bibliothèque municipale ) .

Nous nous sommes largement inspirés de ces deux ouvrages pour tracer à grands traits les étapes de l’histoire de notre petite cité.